La Massaia – Paola Masino

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Ça alors, c’est la première fois que je lis et chronique un roman de la rentrée littéraire !
Et ce miracle est dû aux éditions de la Martinière, qui ont eu la bonté de m’envoyer ce roman italien le mois dernier (‘fin c’est pas complètement désintéressé non plus hein, je me doute bien que ça fait partie de leur promo)(même si, je préfère le préciser : je n’ai eu aucune obligation d’écrire un article ou de faire une publication Instagram, et je raconte ici exactement ce que je veux).

Plus je tiens ce blog, plus je suis au courant de l’actualité littéraire, alors même que je ne m’y étais jamais intéressée auparavant. Cette année, j’attends même de pied ferme Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris (une BD qui semble incroyable et que mon libraire essaye déjà de me vendre), En nous beaucoup d’hommes respirent, une autobiographie de Marie-Aude Murail (mon écrivaine favorite quand j’étais enfant) et Sorcières de Mona Chollet (on peut me vendre n’importe quoi parlant de sorcières).
Pour moi, le gros point noir des parutions annuelles, c’est que les romans sont en grand format ; mettre vingt euros dans un livre de 300 pages, c’est un non catégorique.

C’est pourquoi je n’aurais pas acheté La Massaia de moi-même à sa parution mais (et le mais est très important) il aurait tout de même directement atterri dans ma liste d’envies, en attendant sa sortie en poche. Pourquoi ça ? Eh bien parce que c’est un classique féministe de la littérature italienne, paru en 1946 mais traduit en France pour la première fois. J’ai eu comme des réminiscences de l’Art de la Joie (mais c’est parce que je suis monomaniaque) quand on me l’a proposé, et c’est bien pour ça que je l’ai accepté ; je n’accepte les services de presse que lorsque je les aurais lus par moi-même.

Après cette parenthèse sur la rentrée littéraire et les réceptions presse, passons au vif du sujet : La Massaia, c’est bien ?

Mais de quoi ça parle ?

La future Massaia (mot italien signifiant fée du logis) vit dans une malle, à réfléchir sur des questionnements existentiels et se cultiver, jusqu’au jour où la pression familiale la pousse à en sortir et à se conformer à l’image que l’on attend d’elle.

Fini les amoureux crasseux contemplant les étoiles du haut de leur donjon et les demoiselles, vêtues de la même sempiternelle robe, soupirant, le regard rivé sur un pot de basilic. Ces temps-là sont révolus, le monde a perdu toute sa poésie aux yeux des femmes depuis que vous les obligez à s’occuper de leur maison. Préparer un repas, c’est prévoir la quantité de nourriture que vous engloutirez le lendemain, savoir combien il coûtera, de quoi il sera composé, craindre de gaspiller et d’être volé. Dormir, c’est sentir, à chaque inspiration, l’odeur de l’eau de Javel sur la taie d’oreiller ; lire, c’est garder l’oreille à l’affût de la bonne qui surgira pour prévenir que la facture de gaz est arrivée ou que le robinet de la salle de bains s’est cassé ; regarder par la fenêtre, c’est voir les domestiques de la maison d’en face qui battent le tapis.

Mon avis

La Massaia est un roman féministe des années 40, où l’autrice y dénonce avec un humour très grinçant la condition des femmes, condamnées à voir leurs aspirations tuées dans l’œuf par leur rôle imposé de fée du logis. L’héroïne en fait les frais puisqu’en satisfaisant les exigences de son entourage et en devenant « parfaite », elle se perd et se désespère peu à peu.
Le propos est efficace et va au bout de son idée, il est difficile de ne pas ressentir l’oppression de cette prison dorée, dans laquelle la Massaia est en plus censée s’épanouir. 
C’est un texte à charge contre le couple (hétérosexuel) et c’est encore d’actualité sur plusieurs points puisque cela fait souvent écho au débat actuel sur la charge mentale.
Paola Masino ose, en plus, aller au bout de ses convictions ; le roman n’est vraiment pas tendre, même pour aujourd’hui, et égratigne bien profondément l’idéal de la petite vie bien rangée. Je n’ose imaginer comment il a été reçu à l’époque ! (La réponse : il a été censuré, évidemment.)

Ce n’est cependant pas non plus un pamphlet féministe complètement actuel, ne serait-ce que parce qu’il se passe dans un milieu très bourgeois. Ce n’est pas un mal, mais c’est vrai que c’est quelquefois difficile de compatir à 100 % pour une héroïne dépitée de voir ses bonnes ne pas faire bien le travail, sans se poser une seule question sur leurs propres aspirations et difficultés.
Il faut bien sûr transposer ça à l’époque, et Paola Masino n’a jamais eu la prétention d’écrire un texte universellement féministe. C’est en plus un reproche que je pourrais faire à beaucoup d’autrices féministes que j’adore (comme Simone de Beauvoir, par exemple). Je pense que je l’ai remarqué dans La Massaia plutôt que chez Simone parce qu’il sort cette année seulement en France. Je l’ai donc parfois lu dans l’état d’esprit de mes lectures contemporaines, en oubliant qu’il date en fait de 1946.
Pris aujourd’hui, ça reste un roman qui peut faire écho, sans faire l’effet d’une bombe (la critique de la place de la femme dans son foyer est un motif qui est même repris par des écrivaines plus conservatrices) ; mais pour l’époque c’était tout de même sacrément avant-gardiste, voire révolutionnaire.

En dehors de ce discours féministe, c’est un roman un peu particulier et pas forcément très accessible. Les personnages sont assez froids et distants (ce n’est pas négatif d’ailleurs, ça dépend ce que vous recherchez dans vos lectures), ce qui n’empêche pas la Massaia d’être une héroïne très réussie, et même très drôle par moments.
Le texte tire sur l’absurde et touche à plein de genres différents, de la fable sociale au surréalisme, en passant par des chapitres reprenant les codes du théâtre ou du journal intime.
Les chapitres se suivent et ne se ressemblent pas sur la forme, mais sur le fond on tourne parfois un peu en rond. La Massaia est une sorte de spirale infernale où le quotidien et la répétitivité des tâches ménagères est une violence de plus en plus insoutenable, c’est donc un procédé qui renforce le propos… au risque d’ennuyer un peu.
J’avoue avoir trouvé certains chapitres un peu longs, moins passionnants, et c’est difficile à suivre par moment.
L’ensemble reste, néanmoins, très maîtrisé. Les défauts que je lui ai trouvés sont des réserves que j’ai souvent avec les romans surréalistes de l’époque, et le roman de Paola Masino fait plutôt parti du haut du panier dans ce que j’ai pu lire du genre. J’aime bien l’absurde et le surréalisme, mais c’est rarement teinté de féminisme. Ici, j’ai eu la chance de découvrir un bon roman reliant les deux aspects !

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Paola Masino (au centre)

La Massaia est une très bonne surprise, si ce n’est un coup de cœur, que je ne conseillerais pas non plus à tout le monde.
Si vous aimez les livres (un peu) expérimentaux (ce n’est pas non plus halluciné ou abscons, l’ensemble est accessible) ça peut vous plaire. Par contre, si vous recherchez surtout un récit de vie porté par des personnages attachants et rempli de rebondissements, vous risquez de vous ennuyer !

En tout cas, c’est une excellente initiative d’éditer des autrices de romans classiques à l’étranger et inconnues en France. J’ai aimé ce livre, mais c’est aussi la pertinence de son édition en France qui me réjouit et me laisse, j’espère, présager de l’arrivée d’autres écrivaines oubliées à la traduction. Ce roman n’est peut-être pas le chef-d’œuvre de ma vie, mais il est bon et mérite d’être enfin découvert.

La Massaia – Paola Masino (2018 en France, 1946 en Italie)
Édité chez la Martinière


Sur le même thème et que je conseille :

  • Le Baron perché – Italo Calvino : le parallèle est même fait sur la quatrième de couverture et pour cause, c’est une fable sociale un peu absurde partant d’un postulat similaire (au lieu de rester dans sa malle, le héros du Baron perché ne bouge pas de son arbre). Les deux textes, sous leurs abords fantasques, partagent une vraie critique de leur société et des considérations philosophiques et sociales.
  • L’Art de la Joie – Goliarda Sapienza : je vous juuure que je fais pas exprès de la mentionner une fois sur deux ! Mon roman totem est également un texte italien farouchement féministe et ayant parfois un petit air de fable. Il est autrement très différent de La Massaia ; quand ce dernier est absurde et surréaliste, mettant en scène des archétypes plus ou moins éthérés, L’Art de la Joie est une histoire de vie centrée sur les pensées d’une héroïne très humaine. En dehors des thématiques et du contexte relativement proche, les deux textes ne délivrent pas exactement le même message et ne le portent pas non plus de la même façon.
  • Ferdydurke – Witold Gombrowicz : je vous aurais bien conseillé du réalisme magique (La Massaia se rapproche parfois du genre) mais je n’y connais rien, donc voilà encore une fable sociale virant même un peu plus dans l’absurde que La Massaia, mais avec de grandes similarités sur l’évolution de la santé mentale des personnages principaux ! C’est, comme le roman de Paola Masino, un texte qui se rebelle contre l’obligation de rentrer dans le moule créé par la société. J’en parlais brièvement ici.

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Et vous, quel est votre rapport à la rentrée littéraire et aux nouveautés ?
Connaissiez-vous Paola Masino, et avez-vous des autrices que vous souhaiteriez voir traduites en France ?

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15 réflexions sur “La Massaia – Paola Masino

  1. Quand j’ai vu que t’avais posté ça la semaine dernière, j’ai ri parce que ça me faisait penser à L’art de la joie… enfin, je ne l’ai pas lu non plus, mais tu vois ce que je veux dire 😛

    Et le pire, c’est qu’il se trouve dans tes suggestions xD

    (sinon, concernant L’art de la joie… Je repousse son achat, et donc sa lecture, j’en entends trop parler, c’est pas bon, ça…)

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    • Ah ah, je suis tellement cramée :p

      Mais je comprends, je suis quand même hyper contente de l’avoir découvert complètement au hasard sans que personne ne m’en ai parlé avant. Il a quand même pas mal de défauts formels (des longueurs, des confusions…) et me lancer sans a priori m’a permis de me prendre une sacrée claque en passant outre les défauts. Et puis c’est un coup de cœur très personnel en plus, c’est la première fois que je retrouvais certaines valeurs et manières de fonctionner aussi proches des miennes dans un roman donc ça m’a fait du bien à l’époque.
      Je me sens coupable du coup, je ne veux pas donner des déceptions aux gens 😥
      Te force pas en tout cas, il y a rien de pire pour se gâcher une lecture !

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  2. Le jour où je lis ton article est également le jour où j’ai vu le livre de MAM en librairie ! Dommage que je n’avais pas d’argent sur moi et que j’ai du mal à mettre 20€ dans un livre parce qu’il est splendide et me fait trèèèès envie !
    (ah bah tiens tu soulèves le problème du prix/pages juste après haha, on est connectées muahaha ) (pour te faire peur j’ai vu un livre d’à tout péter 150 pages, écrit en gros, super aéré, pour 18€. Hahahaha, mais nope. )
    Ah oui aussi, dans ma librairie, j’ai voulu regarder la littérature italienne. J’ai été hautement blessé de voir Elena Ferrante ( elle m’a rien fait, je l’ai jamais lue en prime haha ) mais pas Baricco. Bouh :c PAR CONTRE caché derrière j’ai apperçu l’Art de la joie hihi, alors j’ai pensé à toi, voilà !

    C’est un livre qui, de la manière dont tu en parles, me tente beaucoup : le thème traité par une structure absurde, je t’admets me trémousser sur ma chaise haha. Le hic, c’est la date de parution dans le sens où comme toi (mais je pense que je le ferais de manière trop continue ) je risque de le juger à travers notre contexte actuel et oublier trop fréquemment sa date de publication. Ca le rend un peu daté, ce qui est dommage, est le tout saupoudré du contexte bourgeois me fait un peu grincer des dents.. Pour sûr, le contexte, mais c’est vrai que dans mpn immédiateté contemporaine j’ai du mal à concevoir une femme féniste sans questionner le fait d’avoir une domestique (soulignons le une) Donc au final, je ne sais pas trop s’il serait bon que je me penche dessus.
    Par coooontre Ferdydurke (en plus du Calvino, mais lui je sais que je le garderai en tête ) me tente BEAUCOUP, mais du genre : B.E.A.U.C.O.U.P. En prime, je suis à la biblio là (la joie de pas avoir internet chez soi uh ) donc je peux très bien aller flaner dans les rayons pour le trouver… Je ne te félicite pas. :p

    (et oui un jour je lirai probablement l’Art de la joie, j’attends la fin de la prépa pour me consacrer à certaines oeuvres x) )

    Aimé par 1 personne

    • Il me fait trop envie aussi mais 20 euros ;_;
      (aïe aïe c’est chaud avec 150 pages… on va dire que ça se justifie si c’est une très belle éditions, avec des illustrations éventuellement, sinon c’est juste abusé)
      Roooh, pas Baricco ? On va dire que c’est parce que tout le monde a acheté leur stock dans la journée :p

      Oui, il y a moyen que ce soit le genre de livre qui te plaise… mais effectivement j’ai vraiment galéré à ne pas le juger de façon contemporaine (ça me rassure de voir que toi aussi tu as plusieurs grilles d’appréciation d’ailleurs).
      Mais effectivement, ce féminisme très bourgeois m’a un peu perturbée parce que je n’ai pas senti le recul sur ce sujet que l’autrice peut avoir avec le reste de ses thématiques. En fait, c’est surtout dommage qu’il n’ait pas été édité en France plus tôt, il reste pertinent sur pas mal d’aspects mais il y a une cinquantaine d’années ça aurait été probablement révolutionnaire !

      Ferdydurke c’est barréééé je crois que je l’avais terminé en me demandant si j’avais aimé ou non ha ha, c’est vraiment une expérience en tout cas et il m’a bien marquée ! T’as pu le récupérer à la bibli alooors ?

      (♥)

      Aimé par 1 personne

      • Oui c’est ce que j’ai vu, j’ai eu mal et je suis partie en abandonnant le livre du coup. :c Si ta biblio fait les rentrées littéraires, c’est l’occasion !
        ( Je sais plus l’édition mais elle avait rien de transcendant franchement… )
        Haha on va dire ça oui 😉

        C’est normal d’avoir plusieurs grillés d’appréciations, non ? Enfin j’ai l’impression que tout le monde sur la blogo fonctionne comme ça… j’espère…
        Oui voilà, le soucis c’est le retard d’édition… Je verrais un jour si je le lirai, mais pas de suite en tout cas, puis une autre autrice sur la question m’attend si tu vois ce que je veux dire. 😉

        Alors j’avais oublié, j’étais partie regarder les livres de socio pour chercher des trucs sur le milieu LGBTQ+ et j’ai zappé de regarder pour ce roman haha. Là j’y suis encore, pas sûre d’avoir le temps de l’emprunter avant que la bibli ferme, mais je ne l’oublie pas !

        Aimé par 1 personne

        • La bibliothèque n’a que des livres datant de 2015 et après, donc j’en profite vraiment pour ça !

          Oui c’est pas faux sur la blogo, mais par contre sur Twitter ou dans la vraie vie c’est pas forcément toujours le cas…

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  3. Tout d’abord, je trouve ça hyper classe de recevoir un livre en Service de Presse! Même si c’est pour se faire de la pub, tout ça, tout ça, ça doit quand même être très plaisant de se voir proposer un livre qui va bientôt paraître.
    J’imagine que ça ne doit pas être simple de rédiger un avis ensuite, surtout quand il est plutôt positif; il y a toujours derrière cette petite suspicion « d’avis acheté », pas forcément complètement sincère. Mais il faut tout de même reconnaitre que la maison d’édition a ici plutôt bien ciblé tes centres d’intérêt! 🙂

    Outre le prix, ce qui me gêne dans les grands formats est le manque de maniabilité/ transportabilité/ facilité de rangement, alors qu’il suffit d’attendre un peu (et de lire 1000 autres choses) puis de se régaler avec le poche.

    Ton extrait illustre parfaitement ton propos: quand j’ai lu « lire, c’est garder l’oreille à l’affut de la bonne » ou « voir les domestiques de la maison d’en face », je me suis dit que je ne vivais pas dans le même monde que le personnage! Ce qui est confirmé par la photo en noir et blanc en bas de l’article 😀
    Ceci dit, je trouve le sujet vraiment intéressant et tu m’as bien donné envie de le lire, même si je en crois pas avoir déjà vraiment goûté au surréalisme (je veux dire, au-delà des extraits de texte en cours de Lettres au lycée).

    C’est toi qui a fait la première photo?

    Aimé par 1 personne

    • Oui, c’est vrai que c’est assez gratifiant, et ça fait d’autant plus plaisir quand c’est un livre qui me tente beaucoup comme ici.
      Par contre je me prends plus la tête en écrivant l’article oui. Je pense que je suis plus dure avec les Services de Presse qu’avec mes lectures habituelles, justement pour éviter d’avoir l’air « achetée ». Et puisque j’ai reçu le livre gratuitement, je me dois de faire la chronique la plus complète possible et ne rien laisser passer (en tout cas je vois ça comme ça).

      Je suis d’accord avec toi ! Ça prend de la place et c’est pas possible de le glisser dans son sac pour le métro. Vu la quantité de poche intéressant, je n’ai pas envie de m’embêter avec les grands formats (avec une exception pour les éditions très belles ou illustrées)

      Ahah, n’est-ce pas ? La charge mentale ça peut parler à beaucoup de femmes, les domestiques qui viennent t’embêter dans tes rêveries, moins :p
      C’est du surréalisme plutôt soft donc ça peut être une bonne porte d’entrée dans le genre !

      C’est de moi, oui ! Comme toutes les photos avec le livre présenté dans l’articles (ou les livres pour les réflexions et sélections).
      Quand c’est des paysages ou photos « génériques » c’est des images libres de droit, et si ce n’est ni de moi ni libre de droit je précise la source autant que possible 🙂

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      • J’ai particulièrement accroché à la photo illustrant cet article, qui avec son esprit rétro-bourgeois s’harmonise bien ce que tu décris du livre (en plus d’être vraiment jolie en elle-même)!
        Du coup, je suis retournée voir les photos illustrant tes autres articles et je me rends compte qu’il y en a bcp que je trouve vraiment belles, c’est juste que je ne me suis jamais vraiment posé la question de leurs provenance 🙂

        Aimé par 1 personne

        • Ooooh, merci beaucoup, tu vas me faire rougir ♥
          J’aime beaucoup faire des compositions mais je ne suis pas une pro de la photo donc j’essaye de m’améliorer un peu avec le blog, je suis contente si ça se remarque 🙂

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