L’Autre Moitié du Soleil – Chimamanda Ngozi Adichie

half_of_a_yellow_sun.png

Au début d’année j’ai lu Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. J’ai tout de suite eu un coup-de-cœur pour le dynamisme de l’histoire et la plume pleine d’humour de l’autrice et je n’avais qu’une envie, découvrir le reste de ses œuvres.
C’est une amie qui m’a prêté l’Autre Moitié du soleil ou Half of a Yellow Sun puisque cette fois-ci j’ai lu l’écrivaine en anglais. Je me demandais ce que ça donnerait car ça faisait une bonne année que je n’avais pas lu dans la langue de Shakespeare, finalement aucun souci et c’est à nouveau un coup-de-cœur.

J’ai aussi réalisé quelque chose d’un peu honteux : je n’ai lu quasiment aucun auteur africain, et hors Afrique du Nord Chimamanda Ngozi Adichie est peut-être la seule que je connais… Il faut vraiment que j’y remédie, ça me fait des pans entiers de littérature et d’histoire à découvrir !
Lire la suite »

Partie de Chasse – Pierre Christin et Enki Bilal

partie-de-chasse.png

On se retrouve aujourd’hui autour d’une bande-dessinée franco-belge parue en 1983 et créée par deux monuments du 9ème art : Philippe Christin au scénario, un des réalisateurs de la série de science-fiction Valérian et Enki Bilal au dessin, illustrateur exposé au Louvre en 2013 qui prouve à lui seul à quel point les mondes de l’art officiel et « pop-culture » sont proches.

Le souci quand on découvre ces œuvres déjà passées à postérité, c’est que les attentes sont forcément plus élevées qu’en temps habituel. J’aime la BD mais je connais finalement assez peu le monde des classiques indépendants et un peu alternatifs, alors que la bibliothèque familiale en est remplie (mon père, ce fan de Métal Hurlant et de Tardi). J’ai profité d’un weekend chez mes parents pour découvrir Partie de Chasse, sans rien savoir de l’histoire, et est-ce que cette BD a été à la hauteur de sa réputation ?
Vous le découvrirez dans les prochains paragraphes *roulements de tambour*.
Lire la suite »

C’est moi qui éteins les lumières – Zoyâ Pirzâd

c'est_moi_qui_éteins_les_lumières.png

Zoyâ Pirzâd fait parti des autrices contemporaines iraniennes les plus connues à l’international mais je n’avais jamais rien lu d’elle auparavant. Comme d’habitude, c’est grâce aux présentoir de la bibliothèque municipale que je découvre ce roman paru en 2011 et édité par les éditions Zulma dont le travail sur les couvertures est toujours particulièrement joli. J’ai réalisé par la suite que c’était également le roman de la sélection d’avril d’Exploratology (j’ai dû avoir une intuition en le choisissant), un abonnement littéraire que j’adore depuis plusieurs années et dont je compte bien vous parler dès que mon compte en banque sera assez remplumé pour que je puisse à nouveau commander chez eux.
Lire la suite »

Les Braises – Sándor Márai

les_braises.pngComme souvent j’ai lu ce roman un peu au hasard, grâce à un avis positif repéré juste avant un passage à la bibliothèque.. C’est l’avantage des réseaux sociaux, notamment des culturels : ils permettent réellement d’élargir le champ de ses découvertes et de tomber sur des pépites. Je note souvent dans un coin de papier les romans conseillés sur les blogs et forums, mais aussi depuis quelques années sur Sens Critique à travers les notes attribuées aux œuvres par mes éclaireurs. C’est l’une de mes méthodes de découverte préférées, puisqu’elle ne dévoile rien sur l’histoire ou l’auteur, c’est vraiment un conseil pris à l’aveuglette. Et pour Les braises, ce fut une bonne surprise.
Lire la suite »

Moi, Jean Gabin – Goliarda Sapienza

Moi_jean_gabin.png

J’aurai voulu vous parler de romans différents, changer de genre littéraire, de pays, de thème… Mais ça ne sera pas pour cette fois ! Après avoir adoré L’Art de la Joie de Goliarda Sapienza, je suis tombée au hasard des étagères de ma bibliothèque municipale sur un autre roman de l’autrice, si chouette que je suis obligée de vous le présenter.
Écrit dans les dernières années de sa vie ce texte n’avait jamais été publié jusqu’à peu. C’est une maison d’édition italienne et une française (Attila) qui ont décidé d’éditer l’intégralité de la bibliographie de l’écrivaine, à très bon escient : ç’aurait été dommage de passer à côté de cette pépite.
Lire la suite »

Le rapport de Brodeck – Manu Larcenet

rapport_de_brodeck_1.png

J’ai connu Larcenet il y a quelques années grâce à mon copain, dont c’est l’auteur préféré. J’ai donc suivi une session de rattrapage intensive de son œuvre, ultra riche et hétérogène, qui va de l’autobiographie semi-humoristique dans le Combat Ordinaire à son travail d’illustrateur pour Le journal d’un corps de Daniel Pennac. C’est quand il expérimente le plus de choses avec son dessin que je l’apprécie le plus, comme dans Blast qui m’a complètement soufflée. Le Rapport de Brodeck est sa dernière série en date et je préviens, ça fait mal.
Lire la suite »

Orient Exils – Annemarie Schwarzenbach

orient_exils.png

Pour cette chronique, j’ai eu un coup de cœur bien plus pour l’autrice que pour son l’oeuvre. Je ne connaissais pas Annemarie Schwarzenbach jusqu’à fort peu de temps et ce que je découvre de sa vie me fascine. Je me suis immédiatement plongée dans l’un de ses recueils de nouvelles les plus connus, et je ne sais qu’en penser.
J’ai hésité à écrire cet article, mais j’ai eu très envie de vous faire découvrir Annemarie tant je trouve regrettable que sa vie ne soit pas plus connue. Plus qu’un recueil de nouvelles, j’espère vous donner envie de découvrir un peu la vie tumultueuse de cette Suisse née en 1908 et décédée en 1942.
Lire la suite »

Alexis Zorba – Níkos Kazantzákis

alexis_zorba.png

Comme beaucoup, je connaissais le nom de Zorba par son adaptation (sans jamais l’avoir vue) et surtout la fameuse danse tirée du film. En lisant Alexis Zorba, je m’attendais à tomber sur un roman de la Grèce folklorique avec une atmosphère plutôt positive. Un roman relativement léger sur les bonheurs de la vie donc. Eh bien pas du tout, mais alors vraiment pas du tout. Déjà la fameuse danse traditionnelle ne l’est pas du tout (elle a été inventée pour le film), mais en plus le texte est profond et souvent violent.
C’est un coup de cœur surprenant, loin des clichés et de la carte postale.

Lire la suite »

Déracinée – Naomi Novik

deracinée.png

Cela faisait quelques temps que j’entendais parler de ce roman de-ci de-là, et la couverture me laissait augurer une réécriture de contes de fées tout à fait intrigante. Les avis semblaient globalement positifs voire très positifs, assez pour me tenter alors que je lis assez peu de fantasy. Je ne songeais pas forcément à le lire de suite, mais quand je l’ai vu trônant fièrement dans les nouveautés de ma bibliothèque je n’ai pas hésité une seule seconde.
Finalement… c’est une déception, et j’en suis bien la première à la regretter.

Lire la suite »

La sagesse dans le sang – Flannery O’Connor

sagesse.png

J’ai entendu parler de Flannery O’Connor pour la première fois il y a quelques semaines seulement, et pourtant ses romans et nouvelles sont considérés parmi les classiques de la littérature du sud des États-Unis. En effet, j’ai eu des réminiscences des sensations que je peux éprouver en lisant Steinbeck, mais dans un registre bien plus sombre que ce dernier. Paru en 1952, La sagesse dans le sang est un premier roman violent et poussiéreux. Si je n’ai pas eu un coup de cœur monumental pour le texte, j’ai été suffisamment dérangée pour être intriguée.

Lire la suite »