Cherchez la femme – Alice Ferney

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Je vous parle aujourd’hui d’un roman lu il y a… un mois et demi (j’admire les blogueuses qui arrivent à parler de toutes leurs lectures rapidement). Il m’a été en plus conseillé il y a des années, alors que je venais tout juste de me prendre une claque littéraire avec Belle du Seigneur, en recommandation de livre à lire dans la même veine. J’ai profité de la rentrée et d’un weekend à Toulouse pour me l’offrir et occuper mon trajet : je l’ai englouti en un aller retour, terminant la dernière page à une dizaine de minutes de l’entrée en gare Part Dieu (ce qui est très pratique puisque je connais maintenant la quantité de lecture à prévoir pour un trajet Lyon – Toulouse).
Finalement ? Eh bien j’ai été passionnée par ce que je lisais tout en trouvant quelques fois ma lecture très… désagréable, de façon presque viscérale. J’ai écrit quelques mots sur le roman à peine l’avoir achevé et j’attendais d’avoir un peu plus de recul pour vous en parler : alors, un mois après, qu’est-ce qu’il m’en reste ?
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Une poésie pour l’automne – Aloysius Bertrand

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Nous sommes officiellement en automne depuis quelques jours (ce qui me rempli de joie) et je me suis dit que c’était l’occasion de reprendre le chouette d’article vu chez Récolteuse de Mots, consistant à parler d’un poème qui nous plaît. Tout bête comme article, sauf que la poésie est souvent la grande oubliée de nos envies littéraires, confinée à un genre à étudier en classe et apprendre par cœur, quand ce n’est pas tout bêtement vu comme chiant. J’ai décidé de m’inspirer du rendez-vous pour vous parler d’un recueil et d’une ou deux de mes poésies favorites parmi celui-ci.Lire la suite »

Le Grand Sommeil – Raymond Chandler

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Je lis généralement peu de romans policiers mais celui-ci m’intriguait depuis longtemps, puisqu’il figure parmi les grands classiques américains. Sa traduction par Boris Vian et son adaptation par Howard Hawks avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, plus William Faulkner au scénario ont achevé de me donner l’envie de le lire.
Alors en effet c’est un monument du genre, mais je ne peux m’empêcher d’être un peu déçue après avoir terminé le dernier chapitre de ce roman noir.

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Prix des Lecteurs 2017 du Livre de Poche – Bilan des lectures (Partie II)

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Prix des Lecteurs 2017 du Livre de Poche
1. Bilan des lectures (Partie I)
2. Bilan des lectures (Partie II)
3. Bilan de l’expérience

Voici la deuxième partie du bilan de mes lectures pour le Prix des Lecteurs du Livre de Poche, pour lequel je suis jurée depuis le début d’année. Le premier article était consacré aux romans m’ayant laissée mitigée, en tout logique je parle maintenant de ceux qui m’ont vraiment plu.
Vous pouvez d’ailleurs constater que sur vingt-deux livres reçus, plus de la moitié sont dans cet article. Dans l’ensemble, j’ai tout de même eu des lectures vraiment positives !

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Prix des Lecteurs 2017 du Livre de Poche – Bilan des lectures (Partie I)

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Prix des Lecteurs 2017 du Livre de Poche
1. Bilan des lectures (Partie I)
2. Bilan des lectures (Partie II)
3. Bilan de l’expérience

Vous le savez peut-être : depuis le début d’année, je suis jurée du prix des lecteurs du Livre de Poche dans la catégorie littérature. Si je prépare un article récapitulatif de l’expérience (résumé express : c’est très cool) quand elle sera définitivement terminée, je profite d’avoir à présent terminé chacun des romans en lice pour faire le bilan de ces lectures. J’ai reçu au total 22 livres dont je vais parler par ordre de préférence plus ou moins approximatif, en commençant pour le moins bon.
Ce premier article présente donc principalement des critiques plutôt négatives ou au moins mitigées mais dans l’ensemble j’ai surtout fait de belles découvertes, comme vous pourrez le lire la semaine prochaine. Mis à part une minorité de romans que je n’ai pas du tout aimé, la plupart de ceux présents dans l’article ne sont juste pas le style de lectures que j’affectionne, ce qui n’enlève rien à leurs qualités. Vous pourrez certainement faire de bonnes surprises parmi eux !
Je suis d’ailleurs très contente de les avoir lu car cela m’a fait sortir de ma zone de confort littéraire, et c’est quelque chose de quand même carrément positif, non ?Lire la suite »

Underwater – Yuki Urushibara

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Aujourd’hui je vous parle d’un manga très estival ! Je connaissais déjà l’autrice pour sa série Mushishi, l’une de mes bande-dessinées préférées que j’ai déjà évoqué ci et là mais dont il faudra que je vous parle un jour plus en détail. Pour présenter ma relation avec son oeuvre sans trop en dire, disons que je l’ai lue pendant des périodes assez stressantes de ma vie (sisi la prépa) et que chaque tome me laissait aussi relaxée qu’après une séance de méditation.

En attendant Mushishi, voici Underwater, une lecture toute douce en deux volumes, parfaite pour ce chaud mois de juillet.Lire la suite »

La Maison dans laquelle – Mariam Petrosyan

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J’ai vu pour la première fois La Maison dans laquelle sur l’étal d’une librairie et mon regard a été irrémédiablement attiré par ce roman (c’est les paillettes ça). Le titre est intriguant, tout comme la police d’écriture et le laconique

NE PAS FRAPPER
NE PAS ENTRER

qui saute aux yeux quand on retourne l’objet. Tout est soigné dans cette édition, de la première à la dernière page en passant par la tranche. Tout est bien trouvé, tout est parfait : je ne peux que féliciter Monsieur Toussaint Louverture pour la qualité de ses choix éditoriaux (qui m’avaient déjà impressionnés lors de ma lecture de Watership Down). Cette brique (950 pages tout de même) se soupèse, se découvre, se feuillette, et réserve son lot de surprise : quand je suis tombée sur une écriture manuscrite (et pas juste une police imitant une écriture manuscrite – il n’y a rien de pire que ça pour casser l’immersion à mon avis -, une vraie écriture manuscrite) au cœur du roman j’ai su qu’il fallait lire ce texte (d’autant que je n’avais toujours aucune idée de quoi il retournait).Lire la suite »

Jean Doux et le mystère de la disquette molle – Philippe Valette

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C’est en librairie spécialisée BD que j’ai vu pour la première fois cet album un peu étrange, au titre intriguant et dont le travail éditorial est ultra soigné. Ça ne se voit pas sur la photos, mais l’objet est vraiment très beau, assez épais et avec le titre doré en relief… forcément, ça attire tout de suite l’œil. Je n’ai jamais lu Georges Clooney de l’auteur (j’avais lu quelques planches sur internet sans trouver ça incroyable) mais les avis enthousiastes du libraire ont terminé de me donner envie de découvrir Jean Doux et le mystère de la disquette molle à l’occasion.
Quand la bibliothèque pas loin de chez moi a ouvert ses portes et que je suis allée à l’ouverture, j’ai fait une razzia de nouveautés BD dont… celle là.

C’est parti pour l’aventure avec Jean Doux et ses acolytes !
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D’Eugène Onéguine à Songe à la Douceur

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Il y a quelques mois j’ai lu Eugène Onéguine,
roman russe d’Alexandre Pouchkine
en vers, même en tétramètres iambiques
(c’est Wikipédia qui le dit).
Sorti en 1832, il est considéré aujourd’hui
encore
comme un chef-d’œuvre poétique.

Il y a quelques semaines j’ai lu Songe à la Douceur,
roman français de Clémentine Beauvais
en vers libres.
Réécriture de la poésie de Pouchkine
en roman jeunesse
(c’est pas banal).

Est-ce que c’était une bonne idée ?
Est-ce que j’ai un préféré ?
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Blankets – Craig Thompson

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J’avais déjà entendu parler de Blankets comme de l’un des meilleurs romans graphiques existants, alors autant dire que mes attentes étaient assez hautes, surtout après avoir récemment lu et aimé Habibi du même auteur.

Avant de passer au vif du sujet, petite interrogation sur la classification en roman graphique ou non. Je dois avouer n’avoir jamais bien saisi ce qui rend une bande dessinée « digne » du terme. D’après Wikipédia il s’agirait d’œuvres longues, plutôt sérieuses et ambitieuses, mais ça me parait un peu vague : je connais divers mangas, comics et BD complètement adultes et ambitieux mais qui ne sont jamais désignés en tant que roman graphique.
Sans vouloir être mauvaise langue (ou juste un petit peu), j’ai un peu l’impression que c’est un terme inventé par des critiques littéraires élitistes qui ne veulent pas dire qu’ils lisent de la BD. « Roman graphique », ça fait plus sérieux que les petits Mickeys.
Bref, appelons Blankets comme on veut, la vraie question c’est évidemment : est ce que c’est bien ?
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