La Maison dans laquelle – Mariam Petrosyan

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J’ai vu pour la première fois La Maison dans laquelle sur l’étal d’une librairie et mon regard a été irrémédiablement attiré par ce roman (c’est les paillettes ça). Le titre est intriguant, tout comme la police d’écriture et le laconique

NE PAS FRAPPER
NE PAS ENTRER

qui saute aux yeux quand on retourne l’objet. Tout est soigné dans cette édition, de la première à la dernière page en passant par la tranche. Tout est bien trouvé, tout est parfait : je ne peux que féliciter Monsieur Toussaint Louverture pour la qualité de ses choix éditoriaux (qui m’avaient déjà impressionnés lors de ma lecture de Watership Down). Cette brique (950 pages tout de même) se soupèse, se découvre, se feuillette, et réserve son lot de surprise : quand je suis tombée sur une écriture manuscrite (et pas juste une police imitant une écriture manuscrite – il n’y a rien de pire que ça pour casser l’immersion à mon avis -, une vraie écriture manuscrite) au cœur du roman j’ai su qu’il fallait lire ce texte (d’autant que je n’avais toujours aucune idée de quoi il retournait).Lire la suite »

Jean Doux et le mystère de la disquette molle – Philippe Valette

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C’est en librairie spécialisée BD que j’ai vu pour la première fois cet album un peu étrange, au titre intriguant et dont le travail éditorial est ultra soigné. Ça ne se voit pas sur la photos, mais l’objet est vraiment très beau, assez épais et avec le titre doré en relief… forcément, ça attire tout de suite l’œil. Je n’ai jamais lu Georges Clooney de l’auteur (j’avais lu quelques planches sur internet sans trouver ça incroyable) mais les avis enthousiastes du libraire ont terminé de me donner envie de découvrir Jean Doux et le mystère de la disquette molle à l’occasion.
Quand la bibliothèque pas loin de chez moi a ouvert ses portes et que je suis allée à l’ouverture, j’ai fait une razzia de nouveautés BD dont… celle là.

C’est parti pour l’aventure avec Jean Doux et ses acolytes !
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D’Eugène Onéguine à Songe à la Douceur

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Il y a quelques mois j’ai lu Eugène Onéguine,
roman russe d’Alexandre Pouchkine
en vers, même en tétramètres iambiques
(c’est Wikipédia qui le dit).
Sorti en 1832, il est considéré aujourd’hui
encore
comme un chef-d’œuvre poétique.

Il y a quelques semaines j’ai lu Songe à la Douceur,
roman français de Clémentine Beauvais
en vers libres.
Réécriture de la poésie de Pouchkine
en roman jeunesse
(c’est pas banal).

Est-ce que c’était une bonne idée ?
Est-ce que j’ai un préféré ?
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Blankets – Craig Thompson

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J’avais déjà entendu parler de Blankets comme de l’un des meilleurs romans graphiques existants, alors autant dire que mes attentes étaient assez hautes, surtout après avoir récemment lu et aimé Habibi du même auteur.

Avant de passer au vif du sujet, petite interrogation sur la classification en roman graphique ou non. Je dois avouer n’avoir jamais bien saisi ce qui rend une bande dessinée « digne » du terme. D’après Wikipédia il s’agirait d’œuvres longues, plutôt sérieuses et ambitieuses, mais ça me parait un peu vague : je connais divers mangas, comics et BD complètement adultes et ambitieux mais qui ne sont jamais désignés en tant que roman graphique.
Sans vouloir être mauvaise langue (ou juste un petit peu), j’ai un peu l’impression que c’est un terme inventé par des critiques littéraires élitistes qui ne veulent pas dire qu’ils lisent de la BD. « Roman graphique », ça fait plus sérieux que les petits Mickeys.
Bref, appelons Blankets comme on veut, la vraie question c’est évidemment : est ce que c’est bien ?
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Les Perdants Magnifiques – Leonard Cohen

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Dur de parler d’un roman pareil, sans début ni fin, à la fois terrible et magnifique. Je ne me voyais pas garder la structure carrée de mes articles habituels pour l’aborder, c’eût été aller contre la nature profondément décousue de ce texte écrit par le chanteur et poète Leonard Cohen (celui qui a composé Hallelujah, So Long Marianne, Chelsea Hotel et plein d’autres belles choses que je vous encourage à découvrir si vous ne le connaissez pas déjà).
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L’Autre Moitié du Soleil – Chimamanda Ngozi Adichie

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Au début d’année j’ai lu Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. J’ai tout de suite eu un coup-de-cœur pour le dynamisme de l’histoire et la plume pleine d’humour de l’autrice et je n’avais qu’une envie, découvrir le reste de ses œuvres.
C’est une amie qui m’a prêté l’Autre Moitié du soleil ou Half of a Yellow Sun puisque cette fois-ci j’ai lu l’écrivaine en anglais. Je me demandais ce que ça donnerait car ça faisait une bonne année que je n’avais pas lu dans la langue de Shakespeare, finalement aucun souci et c’est à nouveau un coup-de-cœur.

J’ai aussi réalisé quelque chose d’un peu honteux : je n’ai lu quasiment aucun auteur africain, et hors Afrique du Nord Chimamanda Ngozi Adichie est peut-être la seule que je connais… Il faut vraiment que j’y remédie, ça me fait des pans entiers de littérature et d’histoire à découvrir !
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Partie de Chasse – Pierre Christin et Enki Bilal

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On se retrouve aujourd’hui autour d’une bande-dessinée franco-belge parue en 1983 et créée par deux monuments du 9ème art : Philippe Christin au scénario, un des réalisateurs de la série de science-fiction Valérian et Enki Bilal au dessin, illustrateur exposé au Louvre en 2013 qui prouve à lui seul à quel point les mondes de l’art officiel et « pop-culture » sont proches.

Le souci quand on découvre ces œuvres déjà passées à postérité, c’est que les attentes sont forcément plus élevées qu’en temps habituel. J’aime la BD mais je connais finalement assez peu le monde des classiques indépendants et un peu alternatifs, alors que la bibliothèque familiale en est remplie (mon père, ce fan de Métal Hurlant et de Tardi). J’ai profité d’un weekend chez mes parents pour découvrir Partie de Chasse, sans rien savoir de l’histoire, et est-ce que cette BD a été à la hauteur de sa réputation ?
Vous le découvrirez dans les prochains paragraphes *roulements de tambour*.
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C’est moi qui éteins les lumières – Zoyâ Pirzâd

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Zoyâ Pirzâd fait parti des autrices contemporaines iraniennes les plus connues à l’international mais je n’avais jamais rien lu d’elle auparavant. Comme d’habitude, c’est grâce aux présentoir de la bibliothèque municipale que je découvre ce roman paru en 2011 et édité par les éditions Zulma dont le travail sur les couvertures est toujours particulièrement joli. J’ai réalisé par la suite que c’était également le roman de la sélection d’avril d’Exploratology (j’ai dû avoir une intuition en le choisissant), un abonnement littéraire que j’adore depuis plusieurs années et dont je compte bien vous parler dès que mon compte en banque sera assez remplumé pour que je puisse à nouveau commander chez eux.
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Les Braises – Sándor Márai

les_braises.pngComme souvent j’ai lu ce roman un peu au hasard, grâce à un avis positif repéré juste avant un passage à la bibliothèque.. C’est l’avantage des réseaux sociaux, notamment des culturels : ils permettent réellement d’élargir le champ de ses découvertes et de tomber sur des pépites. Je note souvent dans un coin de papier les romans conseillés sur les blogs et forums, mais aussi depuis quelques années sur Sens Critique à travers les notes attribuées aux œuvres par mes éclaireurs. C’est l’une de mes méthodes de découverte préférées, puisqu’elle ne dévoile rien sur l’histoire ou l’auteur, c’est vraiment un conseil pris à l’aveuglette. Et pour Les braises, ce fut une bonne surprise.
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Moi, Jean Gabin – Goliarda Sapienza

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J’aurai voulu vous parler de romans différents, changer de genre littéraire, de pays, de thème… Mais ça ne sera pas pour cette fois ! Après avoir adoré L’Art de la Joie de Goliarda Sapienza, je suis tombée au hasard des étagères de ma bibliothèque municipale sur un autre roman de l’autrice, si chouette que je suis obligée de vous le présenter.
Écrit dans les dernières années de sa vie ce texte n’avait jamais été publié jusqu’à peu. C’est une maison d’édition italienne et une française (Attila) qui ont décidé d’éditer l’intégralité de la bibliographie de l’écrivaine, à très bon escient : ç’aurait été dommage de passer à côté de cette pépite.
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