Solitude d’un autre genre – Kabi Nagata

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My Lesbian Experience with Loneliness

J’ai écrit cet article en juillet, peu après avoir lu le manga. Au départ, je ne pensais pas en parler sur le blog : même si c’est une lecture que j’ai adoré, j’ai pour principe de ne pas chroniquer les livres n’ayant pas eu droit à une version française. Je peux en parler lors de sélections, considérant que ça ne fait pas perdre grand chose, mais ce ne serait autrement pas juste pour les non-anglophones et pour ceux n’ayant pas l’occasion de lire des éditions étrangères.
J’ai fait une exception ici et j’en suis très heureuse, puisque c’est pour une très bonne raison : le manga sort en France dans trois jours chez Pika, sous le titre Solitude d’un autre genre. J’espère de tout cœur qu’il sera accompagné d’un succès mérité et que cet article vous donnera l’envie de vous y plonger !Lire la suite »

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La Massaia – Paola Masino

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Ça alors, c’est la première fois que je lis et chronique un roman de la rentrée littéraire !
Et ce miracle est dû aux éditions de la Martinière, qui ont eu la bonté de m’envoyer ce roman italien le mois dernier (‘fin c’est pas complètement désintéressé non plus hein, je me doute bien que ça fait partie de leur promo)(même si, je préfère le préciser : je n’ai eu aucune obligation d’écrire un article ou de faire une publication Instagram, et je raconte ici exactement ce que je veux).

Plus je tiens ce blog, plus je suis au courant de l’actualité littéraire, alors même que je ne m’y étais jamais intéressée auparavant. Cette année, j’attends même de pied ferme Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris (une BD qui semble incroyable et que mon libraire essaye déjà de me vendre), En nous beaucoup d’hommes respirent, une autobiographie de Marie-Aude Murail (mon écrivaine favorite quand j’étais enfant) et Sorcières de Mona Chollet (on peut me vendre n’importe quoi parlant de sorcières).
Pour moi, le gros point noir des parutions annuelles, c’est que les romans sont en grand format ; mettre vingt euros dans un livre de 300 pages, c’est un non catégorique.

C’est pourquoi je n’aurais pas acheté La Massaia de moi-même à sa parution mais (et le mais est très important) il aurait tout de même directement atterri dans ma liste d’envies, en attendant sa sortie en poche. Pourquoi ça ? Eh bien parce que c’est un classique féministe de la littérature italienne, paru en 1946 mais traduit en France pour la première fois. J’ai eu comme des réminiscences de l’Art de la Joie (mais c’est parce que je suis monomaniaque) quand on me l’a proposé, et c’est bien pour ça que je l’ai accepté ; je n’accepte les services de presse que lorsque je les aurais lus par moi-même.

Après cette parenthèse sur la rentrée littéraire et les réceptions presse, passons au vif du sujet : La Massaia, c’est bien ?

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Un jour tu me reviendras – Lisa Kleypas

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Ou : Elle lit un roman Aventure & Passion, la suite va vous étonner.

Voici aujourd’hui un article un peu particulier puisque je l’ai écrit en même temps que j’ai lu le roman. Ce sont donc des impressions et découvertes complètement à chaud !
Ça faisait un bout de temps que je voulais tenter l’expérience, de préférence avec un genre que je ne lis pas. C’est chose faite avec ce superbe représentant de la romance : Un jour tu me reviendras de Lisa Kleypas. Pour cette courageuse investigation journalistique, je remercie ma mère, qui a fait le tri des bouquins les plus niais de sa bibliothèque et m’a gentiment offert celui-ci.

Disclaimer : je n’ai rien contre la romance en général, pas même contre ses représentants les plus kitsch. La romance est un genre comme les autres, contenant des perles engagées ou pas, drôles ou pas, émouvantes ou pas… et ses petites merdouilles mal écrites.
Si j’ai choisi de lire celui-ci en particulier, c’est que je trouve sa couverture formidable et son résumé vraiment drôle. Ma mère l’ayant trouvé très mauvais, je me suis dit que ça serait mon plaisir coupable de mauvais livre, un truc que j’aime faire de temps en temps avec tous les genres. Je ne suis pas maso et je ne m’inflige rien du tout ; un peu à la manière des téléfilms de noël bien niaiseux en décembre, je m’attends à passer un bon moment en le lisant. (Et un de ces quatre, j’irai lire de la vraie bonne romance !)

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Jérusalem – Alan Moore

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FI-NI.
Après environ trois mois de lecture et quelques mille-deux-cents pages format Bible englouties, je ne suis pas mécontente de pouvoir enfin ranger Jérusalem sur son étagère. Le voyage fut long et semé d’embûches mais je pense pouvoir dire qu’il valait le coup, ne serait-ce que pour la magnifique édition de chez Inculte et sa couverture fascinante (même si un peu salissante – l’avoir laissée traîner trois mois sur ma table basse n’a pas dû aider -).
Je prends rarement autant de temps pour terminer un roman mais c’était ici nécessaire. Alors, bilan de l’expérience ?

Mais de quoi ça parle ?

Jérusalem, c’est le récit monde de vies s’imbriquant autour d’une ville ouvrière d’Angleterre, Northampton, où Alan Moore a toujours vécu.

Je suis mort quand j’étais tout petit. Ce qui fée que personne me tendait.

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De l’écrit à l’écran : À l’Est d’Eden

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Voici aujourd’hui le premier article consacré à la comparaison entre un livre et son adaptation à l’écran ! Je suis plutôt littéraire dans l’âme, mais le cinéma et les séries ont toujours tenu une place considérable dans ma vie ; l’envie de réunir ces deux passions me tentait depuis longtemps. Et quoi de plus naturel que de commencer avec l’un de mes romans préférés, À l’Est d’Eden de John Steinbeck, et le grand classique qu’est son adaptation par Elia Kazan avec le célèbre James Dean ?

Voir une adaptation d’un livre adoré est toujours un exercice un peu périlleux, mais je partais en confiance : le film est souvent décrit comme un chef-d’œuvre du septième art. Finalement eh ben… meh.
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Les Cancres de Rousseau – Insa Sané

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J’aime beaucoup les éditions Sarbacane pour leurs romans jeunesse intelligents, drôles et atypiques (la réécriture d’un roman russe du XIXe en vers libres, c’est eux !). C’est ma libraire qui me les a fait découvrir en vantant la collection Exprim’, bourrée de pépites qui plaisent beaucoup à ses jeunes client·e·s (son préféré de la collection est Dysfonctionnelle, mais on dirait que c’est le préféré de tout le monde, je ne sais pas pourquoi j’attends encore pour le lire).
Du coup, quand Sarbacane m’a proposé de me faire découvrir les Cancres de Rousseau dans la même collection j’étais carrément jouasse. Au final ? c’est une très bonne surprise qui confirme ce que je pensais déjà : j’aurais adoré que la maison d’édition existe lorsque j’étais moi-même au lycée.

Merci à Lupiot des éditions Sarbacane pour l’envoi du roman !

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Le livre d’un été – Tove Jansson

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Je voulais découvrir Tove Jansson depuis que j’ai découvert sa biographie, dessinée par Pénélope Bagieu dans Les Culottées. L’autrice est principalement connue pour sa série jeunesse Les Moomins, mais sa vie est loin de se résumer à ça et je vous défie de lire son histoire sans vouloir plus la découvrir !
C’est quelques années après, au cours d’un petit tour dans ma librairie préférée, que je suis tombée au hasard sur ce court roman de moins de deux-cents pages ; en passant à la caisse, la libraire a semblé heureuse et surprise, me promettant un doux moment de lecture.
Elle avait tout à fait raison, et j’espère pouvoir à mon tour vous faire découvrir cette courte parenthèse littéraire.
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Je suis un chat – Natsume Sōseki

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Ou : Faut-il se renseigner sur les auteurs avant de les lire ?

Ma première lecture de l’année est mitigée ; à la fois drôle, cynique, pleine de critique envers la société japonaise et les humains sur notre planète ; en même temps écrite par un auteur dont les convictions rendent l’interprétation de son humour compliquée.
Aujourd’hui je vous parle d’un roman qui serait excellent si je le prenais hors contexte, mais aussi d’un questionnement que je me pose depuis longtemps et qui est tout à fait d’actualité : peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?
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Tokyo Vice – Jake Adelstein

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J’avais envie de lire ce livre dès sa sortie en librairie, même si je n’avais aucune idée de son sujet ; la couverture de son édition grand format est très belle, intrigante juste ce qu’il faut. Les multiples avis enthousiastes qui ont fleuri sur la toile depuis m’ont d’autant plus motivée et quand j’ai vu que Tokyo Vice était sorti en poche le mois dernier je n’ai pas hésité (sans même parler de la différence de budget, la couverture de chez Point est assez sympa aussi !). Forcément, j’en attendais beaucoup et dans l’ensemble, je n’ai pas été déçue.
Alors, prêts à plonger dans le monde nocturne du Japon ?Lire la suite »

Cherchez la femme – Alice Ferney

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Je vous parle aujourd’hui d’un roman lu il y a… un mois et demi (j’admire les blogueuses qui arrivent à parler de toutes leurs lectures rapidement). Il m’a été conseillé il y a des années, alors que je venais tout juste de me prendre une claque littéraire avec Belle du Seigneur, comme recommandation de livre à lire dans la même veine. J’ai profité de la rentrée et d’un weekend à Toulouse pour me l’offrir et occuper mon trajet : je l’ai englouti en un aller-retour, terminant la dernière page à une dizaine de minutes de l’entrée en gare Part-Dieu (ce qui est très pratique puisque je connais maintenant la quantité de lecture à prévoir pour un trajet Lyon – Toulouse).
Finalement ? Eh bien j’ai été passionnée par ce que je lisais tout en trouvant quelquefois ma lecture très désagréable, de façon presque viscérale. J’ai écrit quelques mots sur le roman à peine l’avoir achevé et j’attendais d’avoir un peu plus de recul pour vous en parler : alors, un mois après, qu’est-ce qu’il m’en reste ?
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