Découvrir les Nobel de littérature

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Peut-être l’avez-vous vu passer, depuis quelques mois tourne un challenge visant à découvrir dix auteurs de Nobel avant janvier 2018. Je l’ai découvert sur le blog de La Tournée de Livres et je trouve le principe super, même si je n’y participerai pas. Je sors tout juste d’une année en tant que jurée d’un prix littéraire et si j’ai adoré l’expérience, je ne veux pas m’imposer de lectures pendant au moins quelque temps. Par contre, entre ça et l’annonce récente du prix Nobel de littérature 2017 (je n’ai lu qu’un seul roman de Kazuo Ishiguro pour le moment mais je compte bien y remédier), j’ai trouvé l’occasion parfaite pour reprendre l’idée sans vergogne.
Aujourd’hui, je vous présente donc la liste des dix romans dont les auteurs ont obtenu le Nobel que j’ai préféré d’une part, et de ceux que je veux lire en priorité d’autre part. Je me suis donné une seule règle : pas deux fois le même auteur.
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Underwater – Yuki Urushibara

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Aujourd’hui, je vous parle d’un manga très estival ! Je connaissais déjà l’autrice pour sa série Mushishi, l’une de mes bande-dessinées préférées que j’ai déjà évoqué ci et là mais dont il faudra que je vous parle un jour plus en détail. Pour présenter ma relation avec son œuvre sans trop en dire, disons que je l’ai lue pendant des périodes assez stressantes de ma vie (sisi la prépa) et que chaque tome m’a laissée aussi relaxée qu’après une séance de méditation.

En attendant Mushishi, voici Underwater, une lecture toute douce en deux volumes, parfaite pour ce chaud mois de juillet.Lire la suite »

3 bandes-dessinées pour la fête des pères

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C’est aujourd’hui la fête des pères, l’occasion pour moi de vous présenter trois bandes-dessinées sur la paternité !
La couverture de l’article est une photo d’Alysia Abbott et de son père. J’ai déjà parlé de Fairyland ici donc je pouvais difficilement le replacer aussi tôt, mais cette autobiographie retraçant la relation entre l’autrice et son père est parfaite, émouvante, lumineuse et complètement adaptée pour le thème.

Avant de passer dans le vif du sujet, petite interrogation. Quand j’ai écrit l’article pour la fête des mères j’ai trouvé une flopée de romans idéalisant la maternité ou présentant des mères monstrueuses, rarement des portraits réalistes d’une « simple » humaine. Je ne suis apparemment pas la seule à avoir tiqué puisqu’on m’a fait exactement la même remarque en commentaire. Dans beaucoup de textes (souvent écrits par des hommes d’ailleurs) la mère est objet du livre et non sujet. C’est une sainte, un monstre, rarement une personne.
Pour les pères eh bien… c’est un différent son de cloche. La majeure partie des livres que je connais sont écrits sur le père en tant que sujet, sa peur d’avoir des enfants, ses failles, ses erreurs, ses réflexions, bref, c’est un humain qui a en plus le droit de se tromper. Je n’ai pour l’instant pas trouvé un équivalent à Le livre de ma mère ou La promesse de l’aube sur un auteur qui raconte son père en le sanctifiant presque. L’autre cas de figure est la paternité protectrice, comme dans La Route de Cormac McCarty, qu’on retrouve dans un pas mal d’œuvres (le jeu vidéo The Last of Us par exemple, ou le récent film Logan) où le père doit protéger l’enfant innocent des attaques extérieures et ouvre petit à petit son âme de grand bourru pour montrer que oui, il a un cœur. Là, on est en effet plus dans l’archétype, mais c’est à nouveau l’évolution de l’homme au contact de l’enfant qui est mis en lumière et non pas le ressenti du fils/ de la fille face à la figure paternelle (et le père est bien le sujet de l’histoire).

Alors évidemment c’est une réflexion très empirique puisque je n’ai pas lu tous les livres sur le sujet ! Je pense bien (et j’espère) que ce que j’ai pu constater est dû aux limites de mes connaissances et de la recherche sur les bases de données littéraires comme Babelio donc je fais appel à vous : avez-vous constaté la même chose ?
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3 livres pour la fête des mères

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Madre, Joaquin Sorolla (1895)

Aujourd’hui c’est la fête des mères. Même si ses origines françaises sont peu glorieuses (cc pétain), je me suis dit que c’était tout de même l’occasion de présenter quelques romans sur les relations enfant-maman, en essayant au maximum de ne pas tomber dans cette glorification très chrétienne de la maternité.

Au programme : un roman jeunesse, un texte autobiographique et un manga jôsei.

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3 romans japonais sur la beauté

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Je ne sais pas vous, mais j’ai tendance à adapter mes lectures aux saisons qui passent ; dans le cas de la littérature japonaise, j’ai remarqué que j’avais tendance à en lire nettement plus au retour du printemps. Sûrement car sans être limitées à ce seul aspect, beaucoup d’œuvres sont empreintes d’un certain côté poétique et contemplatif.
Aujourd’hui je vous présente donc trois textes très différents sur la forme, mais parlant tous de la beauté.
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Orange – Ichigo Takano

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Cela faisait quelques mois que je voulais me plonger dans cette courte série de mangas, intriguée par les multiples avis enthousiastes et le pitch. J’ai profité que les cinq tomes soient enfin disponibles à la bibliothèque pour les enchaîner, et ce fut avec plaisir : sans être un coup de cœur, Orange est une bonne petite série feel-good. Le manga a eu d’ailleurs un succès considérable au Japon, où depuis sa publication en 2012 il a été adapté en animé et plus récemment en film « live ». À noter qu’il existe également un spin-off, Orange Mirai, qui raconte la série d’un autre point de vue et apporte des précisions sur la fin. Elle n’est cependant pas disponible en France.Lire la suite »