Jolies Choses #5

Nous sommes à la moitié de juillet et j’ai l’impression de ne pas m’être posée cinq minutes depuis le début du mois. Très sympa pour faire des découvertes, un peu moins pour prendre le temps de les coucher par écrit !
Bref, entre deux voyages (rien de bien exotique ni très loin de mon périmètre lyonnais) voici mes coups-de-cœur non littéraires depuis mi-juin.

Diploid

diploid

Encore un coffee-shop lyonnais !
Situé à deux pas de l’Hôtel de Ville et de l’Opéra, ce lieu ultra joli permet de prendre son petit déjeuner (j’ai testé les pancakes et mama mia qu’ils sont bons), son déjeuner (le plat du jour est ultra copieux et délicieux) ou de se poser pour un café, un thé ou une pâtisserie. Les prix sont un poil élevés mais les assiettes sont bien fournies et c’est de toute manière compliqué de trouver un meilleur rapport qualité-prix dans le quartier.
Le café est grand et son atout est sans hésiter sa petite cour intérieure très agréable et ombragée. Le service est en plus adorable, bref, une bonne surprise que je retiens !

Diploid
18 Rue de la Platière, 69001 Lyon
Ouvert tous les jours du matin à 19h
Compter entre 8 et 11 euros pour une formule petit déjeuner, entre 12,50 et 15,50 euros pour un menu à midi


Pizzeria Popolare

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Photo appartenant au groupe Big Mama (les miennes étant très très moches)

J’ai passé une semaine à Paris début juillet, histoire de profiter de ma famille sur place et de mes ami.e.s restées là-bas. S’il a fait un temps globalement assez moche, cela ne nous a pas empêché de sortir découvrir une ou deux adresses sympa dont Popolare. Cette pizzeria appartient à Big Mama, un groupe de plusieurs restaurants italiens dans la capitale bénéficiant d’un succès fou qui peut transformer la volonté d’y manger en mission sacrée. Ils ne prennent pas de réservation donc pour y aller… eh bien il faut faire la queue. Nous sommes arrivés à 18h pour une ouverture à 18h30 (qui s’est finalement faite à 19h) et très rapidement la file d’attente derrière nous est devenue très, très longue.

Forcément, le succès intrigue, alors est-ce que ça vaut le coup ? Eh bien oui. C’est très, très bon, pour des prix raisonnables, la pizza la moins chère commençant à quatre euros et les plus chères autour de quinze avec des ingrédients « luxe ». La pâte est délicieuse, les produits frais et de qualité et ça fait toute la différence. J’ai aussi eu l’occasion de manger l’une des meilleures mozzarella di buffala de ma vie (et je ne blague pas avec la mozzarella). Le service est également très sympa, l’ambiance dans un esprit trattoria : on partage les tables avec d’autres clients et c’est globalement assez bruyant. Si je ne conseille peut-être pas l’adresse pour un repas intime, amateurs de bonnes pizzas courez-y sans hésiter.

Pizzeria Popolare
111 rue Réaumur, 75002 Paris
Ouvert tous les jours le midi et le soir
Compter entre 5 et 20 euros pour un plat


Festival d’Avignon

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Photo © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP (oui, je suis une très mauvaise blogueuse qui oublie de prendre des photos et qui se retrouve bien dépourvue à l’écriture de ses articles)

Étant dans le Vaucluse chez ma grand-mère, j’en ai profité pour passer une journée à Avignon où se déroule en ce moment le festival annuel de théâtre. L’ambiance est très sympa, avec du monde de partout, des affiches recouvrent chaque parcelle de mur et les acteurs se baladant dans les rues pour présenter leur spectacle.

Faute de place, je n’ai pas pu assister à la pièce qui me tentait le plus, Intra-Muros d’Alexis Michalik (eh oui, j’aurai du m’y prendre plus tôt pour réserver)(j’avais adoré le Porteur d’Histoire, et beaucoup aimé Le Cercle des Illusionnistes, donc ça m’apprendra). Je suis à la place allée voir deux spectacles un peu au hasard, qui sans être des flops ne m’ont pas pleinement convaincus. Je reste ravie d’avoir vu ces pièces, j’adore le théâtre et depuis que j’ai quitté Paris je n’y suis pas retournée une seule fois !

La première pièce est Froid de Lars Noren, l’histoire de jeunes néonazis suédois qui vont croiser le chemin de Karl, jeune lycéen de leur classe d’origine sud-coréenne. La performance des acteurs est incroyable, vraiment, mais je ne sais pas si j’ai vraiment aimé… et en même temps je pense que le but de cette pièce n’est pas du tout de l’être. C’est terriblement violent, j’en suis sortie avec la nausée et j’ai eu énormément de mal à voir certains passages. Mais je crois que le pire a été les rires du public : il n’y avait rien de drôle dans cette pièce, alors comment certains spectateurs peuvent s’esclaffer de blagues racistes ou d’intonations tristes ? Ce n’est même pas comme si le spectacle basculait peu à peu dans l’horreur, dès le départ on nous annonce les choses clairement. Qui sont ces gens, pourquoi rient-ils, quels sont leurs réseaux ?

La seconde pièce, c’est Une Maison de Poupée d’Henrik Ibsen que j’avais déjà lue et adorée. Cette fois-ci on rentre dans du théâtre à la fois classique et très moderne pour son époque, 1879. Sans spoiler, le texte revêt une dimension féministe pas complètement datée. À nouveau les acteurs sont excellents mais j’ai trouvé le jeu peut-être un peu scolaire… à moins que ce ne soit uniquement la variation avec la mise en scène telle que je l’avais visualisée à la lecture qui m’ait perturbée. Je me suis honnêtement un poil ennuyée au milieu mais heureusement la fin rattrape tout en étant aussi jouissive à voir qu’à lire.

Bref, je repars d’Avignon avec l’envie d’en voir plus et la promesse que l’an prochain je m’organise et je fais un marathon théâtral. Une journée ce n’est clairement pas assez et je reste un peu sur ma faim.


Okja

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J’ai découvert Bong Joon-ho avec Memories of Murder, certainement l’une de mes plus grosses frayeurs devant un écran. Puis j’ai vu The Host, film de monstre puissant et intelligent, et j’ai réalisé que je suis définitivement fan du monsieur. Quand Netflix a annoncé un nouveau film du réalisateur j’étais un poil impatiente et il ne m’a pas fallu longtemps pour le lancer à sa sortie fin juin.

Pas de surprise : c’est chouette ! Il y a comme souvent chez lui des personnages très humains, attachants, et en même temps parfois très proches de la folie. L’héroïne est parfaite dans son quasi-mutisme, les acteurs gravitant autour d’elle excellents. À travers l’histoire de cette jeune fille et de son ami, un cochon géant créé par une multinationale, on retrouve l’esprit des films jeunesse sur l’amitié entre humain et bête… sans que ce soit un film jeunesse. Certaines scènes sont (très) éprouvantes même si nécessaires. Peut-être qu’il fera réfléchir son public sur les alternatives végétariennes ou a minima plus respectueuses des animaux ?
Le film n’est pas parfait, parfois un peu trop attendu, mais il touche et c’est l’important. Si vous avez un abonnement à la plateforme vous devriez probablement y jeter un œil : les deux heures passent très vite.

Okja, Bong Joon-ho
2017, 2h01


Foals aux Nuits de Fourvière

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Autant j’étais surexcitée avant le concert d’Arcade Fire (dont j’ai parlé ici), autant j’étais plus indifférente avant celui de Foals. Le temps annoncé pour la soirée était assez inquiétant et j’étais là plus comme accompagnatrice qu’autre chose, n’ayant jamais écouté le groupe tant que ça. Le déluge s’est directement versé sur la file d’attente accompagné de la panoplie complète comprenant litres d’eau, orage et éclairs. Avant même que le concert ne commence j’étais trempée jusqu’aux os et frigorifiée : ma motivation est tombée à zéro et je ne pensais qu’à mon petit lit douillet.

Et puis la première partie est arrivée, assurée par le groupe anglais Pumarosa. Tant pis pour le cul mouillé et les frissons, je me suis réveillée d’un coup. La chanteuse est une sorcière moderne complètement envoûtante, le groupe est dynamique sur scène et le public a suivi. Le site des Nuits de Fourvière décrit le style musical de Pumarosa comme de la pop rock électro hypnotique et c’est très juste.

Bref, après ça j’attends les Foals un peu moins envieuse de ceux restés chez eux. À la fin du concert j’étais très, très heureuse de ne pas avoir fait ma mamie dans la soirée. Je connais en fait beaucoup plus de leurs chansons que je ne le pensais et ils dégagent une énergie folle sur scène. C’est simple, leur concert a été tout ce que j’aime dans les concerts : une scénographie simple et qui bouge bien, un public sur-motivé qui pogote et prend des bains de foule, le chanteur qui saute dans la foule et chante debout, porté par les bras de la fosse, ledit chanteur qui court à travers les gradins, tout le groupe qui interagit avec le public…
Je n’ai pas senti passé le concert et j’en suis ressortie avec l’envie de retourner me baigner de leur musique. Merci Foals !


Et vous, quels ont été vos coup-de-cœur du mois ?

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11 réflexions sur “Jolies Choses #5

  1. Aaaaah, je t’envie terriblement pour le festival d’Avignon ! ( même pour un seul jour, j’ai tellement envie de le faire, l’ambiance a l’air top ! ) Sur un blog y’a tout peu j’ai entendu parler d’Alexis Michalik et ses pièces me font terriblement envie, j’adorerai qu’il passe dans ma cambrousse haha. Si tu t’ennuies en août et que tu as envie d’aller à la campagne, en haute vienne, plus précisément à Nexon il y a un chouette festival de théâtre et de cirque qui s’appelle  » la route du Sirque.  » Je l’ai fais l’année dernière, et j’ai passé une semaine géniale !
    J’entends beaucoup parler de Okja en ce moment, il faudrait que je me pose pour le regarder franchement.
    Tu as fais pleins de belles découvertes en tout cas !

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    • Franchement je te le conseille à fond !
      Il me semble que c’est l’Ourse Bibliophile qui en a parlé d’ailleurs… ce qui a réveillé mon envie de voir encore ses pièces.

      Je ne connaissais pas du tout ce festival, merci pour le conseil ! En plus j’ai fait du cirque un an, du théâtre quelques années, ça tombe pile :D.

      Tu me diras ce que tu auras pensé de Okja si tu le vois 🙂

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      • Le hic c’est que c’est pas mal loin de chez moi, et il faut un certain budget que je n’ai pas pour l’instant donc ça me dépite un peu. xD
        Oui je crois bien ! En tout cas en cherchant s’il était passé vers chez moi, je suis tombée sur pleins d’avis positifs sur ses pièces, il me semble être quelqu’un à voir absolument !

        Oh oui ça devrait te plaire alors ! Il y a quand même plus de cirque que de théâtre, tu vas me dire vu le nom du festival, c’est pas trop une surprise. J’ai vu dans le programme cette année qu’il y avait encore un spectacle de Roue Cyr avec le duo que j’ai vu l’année dernière, et c’est juste sublime. ( bon je suis gaga de roue cyr aussi >w< ) Et si je peux te conseiller autre chose, il y a Ludor Citrik qui fait un travail démentiel, c'est du clown, bon je n'ai vu qu'un seul de ses spectacles qui était "Qui sommes-je" ( si tu as l'occase de le voir celui-ci ) mais il refait Nexon avec une autre pièce qui traite sur l'écologie, ça a l'air intéressant franchement !

        Pas de soucis. c:

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  2. Pour la pièce avec des néo-nazis, peut-être que les gens ont ri car ça leur semblait absurde et ils se moquaient des personnages. (ça peut m’arriver) Après, je dois avouer que je suis dubitative aussi car au festival d’Avignon, on peut trouver toute sorte de public et je ne suis pas sûre que ce soit toujours des gens éveillés à ces questions…

    Sinon, ça avait bien l’air sympa tout ça ! Tu m’as donné faim avec la pizzeria Popolare et il n’est même pas encore midi !

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    • Ça peut également m’arriver mais là ça ne me semblait pas vraiment être le cas, ils riaient vraiment aux moments des blagues racistes des personnages et à gorge déployée donc… Je ne suis pas certaine de pouvoir leur donner le bénéfice du doute.
      Et comme tu le dit, il y a un public très large à Avignon et pas forcément très éveillé à tout ça. (Et puis sans vouloir faire de généralités, le Vaucluse n’est pas non plus réputé pour son militantisme anti-raciste)

      Merci bien 🙂

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  3. Le petit café me fait bien envie.
    Sinon j’ai beaucoup aimé Okja mais je déteste Netflix qui pour moi veulent tuer la salle de cinéma, (il faut pas oublier quand France, on a énormément de salles et que c’est encore qqch de simple de sortir voir un film, pour le reste de l’Europe c’est très très différent, enfin bref, je leur pardonne as de faire ce type de rétention, surtout que vu le succès de précédent film, il est sûr qu’il n’avait aucun mal, à produire celui-ci, contrairement à ce qu’on lit partout) c’est clairement un film que je serais aller voir en salle.(oui je sais je râle encore)
    Pour le théâtre, j’aime bien, ms je suis vraiment pénible, et J’ai si souvent été déçue que j’ai souvent assez de mal à y retourner, ceci dit, j’ai vu pas mal de spectacle vivant ces derniers temps, cirques, danse, performance… Du coup ça ne me manque pas nécessairement

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    • Je t’avoue ne pas trop savoir que penser de Netflix. J’ai envie de faire vivre le cinéma mais en même temps vu le prix des places je ne peux matériellement pas voir plus d’un film par mois, Netflix ou pas Netflix, et j’ai l’impression de ne pas être seule dans ce cas. Donc quand je lis que c’est Netflix qui tuerait le cinéma je trouve ça assez exagéré (pas de ta part hein, mais certaines réactions lues pendant toute l’affaire avec la FNFC).
      J’ai l’impression que les torts ont été partagés avec aucun compromis acceptés d’un côté comme de l’autre et c’est dommage, il doit être très sympa à voir en salles.

      Ah oui, tu vas voir pas mal de choses ! Tu as eu un coup de cœur parmi ces spectacles ?

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      • En France on a des salles partout,
        ce qui est loin, très loin d’être le cas de le pays où Netflix a plus de droits, même de les capitales à Rome ou même à Londres, il faut les chercher les salles, sans oublier qu’en termes de sorties, on a sans doute la plus grande diversité et le plus grand nombre de films de tous pays. C’est qqch qu’on ne dit jamais mais c’est pourtant ça qui compte. Honnêtement avec une carte 10 places, ça me fait la place à 5,40€, je trouve ça très très correct et je vis de une grande ville, c’est pas un tarif exceptionnel. Je trouve malheureusement que sur internet la plupart des gens qui parlent de Netflix sont extrêmement partisants, et ne prennent jamais en compte la situation française qui est réellement très différente des autres pays. Et puis c’est sûr il y a carrément des gens pour dire que ça va tuer le cinéma français, voir le Cinéma mais le problème est davantage dans la disparition des salles de cinéma, et donc d’une certaine accessibilité aux films ce qui laisse la voix libre à Netflix. Je comprends très bien que les américains s’abonnent, suivant leurs lieux d’habitation pas sûr que les salles soient faciles d’accès et pour ce qui est de la diversité des films ont est bien meilleur, plus de films sortent en France chaque semaine.

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  4. D’accord, je comprends mieux.
    Il faudrait que je lise des articles sur l’impact économique de Netflix sur les salles je pense, j’ai encore du mal à saisir tous les enjeux.
    Pour moi la plateforme c’était avant tout des séries, donc sans impact sur le cinéma, et en film… À part Okja (et beast of no nation il y a quelques années) je ne savais pas qu’ils en produisaient !

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