Jean Doux et le mystère de la disquette molle – Philippe Valette

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C’est en librairie spécialisée BD que j’ai vu pour la première fois cet album un peu étrange, au titre intriguant et dont le travail éditorial est ultra soigné. Ça ne se voit pas sur la photos, mais l’objet est vraiment très beau, assez épais et avec le titre doré en relief… forcément, ça attire tout de suite l’œil. Je n’ai jamais lu Georges Clooney de l’auteur (j’avais lu quelques planches sur internet sans trouver ça incroyable) mais les avis enthousiastes du libraire ont terminé de me donner envie de découvrir Jean Doux et le mystère de la disquette molle à l’occasion.
Quand la bibliothèque pas loin de chez moi a ouvert ses portes et que je suis allée à l’ouverture, j’ai fait une razzia de nouveautés BD dont… celle là.

C’est parti pour l’aventure avec Jean Doux et ses acolytes !
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D’Eugène Onéguine à Songe à la Douceur

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Il y a quelques mois j’ai lu Eugène Onéguine,
roman russe d’Alexandre Pouchkine
en vers, même en tétramètres iambiques
(c’est Wikipédia qui le dit).
Sorti en 1832, il est considéré aujourd’hui
encore
comme un chef-d’œuvre poétique.

Il y a quelques semaines j’ai lu Songe à la Douceur,
roman français de Clémentine Beauvais
en vers libres.
Réécriture de la poésie de Pouchkine
en roman jeunesse
(c’est pas banal).

Est-ce que c’était une bonne idée ?
Est-ce que j’ai un préféré ?
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3 livres autour de la musique

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Ça y est, c’est l’été ! Le retour des pique niques au parc, des apéros et barbecue, des thés glacés, des soupes froides et grosses salades (et aussi des moustiques, des nuits à 28 degrés, de la crème indice 50 – bon j’avoue, même en hiver je sors pas sans -, des moustiques, de la canicule, des moustiques)…
C’est aussi la fête de la musique et je compte bien en profiter, et vous ? Histoire de marquer le coup même en restant chez soi, je vous propose quelques lectures entre pop, rock et punk, en accompagnant tout ça de musique, bien sûr.
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3 bandes-dessinées pour la fête des pères

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C’est aujourd’hui la fête des pères, l’occasion pour moi de vous présenter trois bandes-dessinées sur la paternité !
La couverture de l’article est une photo d’Alysia Abbott et de son père. J’ai déjà parlé de Fairyland ici donc je pouvais difficilement le replacer aussi tôt, mais cette autobiographie retraçant la relation entre l’autrice et son père est parfaite, émouvante, lumineuse et complètement adapté pour le thème.

Avant de passer dans le vif du sujet, petite interrogation. Quand j’ai écrit l’article pour la fête des mères j’ai trouvé une flopée de romans idéalisant la maternité ou présentant des mères monstrueuses, rarement des portraits réalistes d’une « simple » humaine. Je ne suis apparemment pas la seule à avoir tiqué puisqu’on m’a fait exactement la même remarque en commentaire. Dans beaucoup de textes (souvent écrits par des hommes d’ailleurs) la mère est objet du livre et non sujet. C’est une sainte, un monstre, rarement une personne.
Pour les pères eh bien… c’est un différent son de cloche. La majeure partie des livres que je connais sont écrit sur le père en tant que sujet, sa peur d’avoir des enfants, ses failles, ses erreurs, ses réflexions, bref c’est un humain qui a en plus le droit de se tromper. Je n’ai pour l’instant pas trouvé un équivalent à Le livre de ma mère ou La promesse de l’aube sur un auteur qui raconte son père en le sanctifiant presque. L’autre cas de figure c’est la paternité protectrice comme dans La Route de Cormac McCarty qu’on retrouve dans un certain nombre d’œuvres (le jeu vidéo The Last of Us par exemple, ou le récent film Logan) où le père doit protéger l’innocence des attaques extérieures et ouvre petit à petit son âme de grand bourru pour montrer que oui, il a un cœur. Là on est en effet plus dans l’archétype, mais c’est à nouveau l’évolution de l’homme au contact de l’enfant qui est mis en lumière et non pas le ressenti du fils/ de la fille face à la figure paternelle (et le père est bien le sujet de l’histoire).

Alors évidemment c’est une réflexion très empirique puisque je n’ai pas lu tous les livres sur le sujet au monde ! Je pense bien (et j’espère) que ce que j’ai pu constater est dû aux limites de mes connaissances et de la recherche sur les bases de données littéraires comme Babelio donc je fais appel à vous : avez–vous constaté la même chose ?
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Jolies Choses #4

Comme tous les mois maintenant je vous présente mes découvertes non littéraires, culturelles ou non, sans fil directeur. J’ai fait beaucoup de découvertes ces derniers temps et j’ai du me contenir car cet article commençait à devenir beaucoup trop long !
Côté série je me suis tâtée à vous parler tout de suite de The Handmaid’s Tale, l’adaptation de la Servante Ecarlate de Margaret Atwood. Finalement je pense plutôt relire le roman et faire un article plus approfondi de l’oeuvre littéraire et télévisuelle. En tout cas, à quelques épisodes de la fin, mon avis est dans l’ensemble très positif, n’hésitez pas à vous lancer (attention tout de même, c’est très violent).
Sur ce, passons aux choses sérieuses !

Exposition « Bande dessinée, l’Art Invisible »

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J’ai profité de la Nuit des Musées le vingt mai dernier pour aller au Musée de l’Imprimerie et de la Communication Graphique, que je visitais pour la première fois. La collection permanente est très sympa mais j’avoue que j’y allais principalement pour l’exposition temporaires sur la BD à travers l’oeuvre l’Art Invisible de Scott McCloud. Si vous ne connaissez pas, sachez que c’est un essai sur la bande dessinée sous forme de… bande dessinée, sorti en 1993, qui passe en revue les origines de la BD, sa définition et ses techniques.
Je l’avais lu il y a quelques années et c’est passionnant, donc autant dire que j’étais impatiente de découvrir l’exposition lyonnaise. Celle-ci reprend littéralement les pages de l’essai en l’illustrant copieusement par énormément d’œuvres du 9ème Art. Les références sont pertinentes et variées, et même si je n’ai pas appris grand chose de plus par rapport à ma lecture de l’essai j’ai passé un excellent moment.

Si vous n’avez pas lu l’Art Invisible l’exposition a de fortes chances de vous passionner et de vous faire réaliser beaucoup de choses sur la bande dessinée !
Si vous l’avez lu elle vaudra le coup également mais vous y passerez peut-être moins de temps.

Exposition « Bande Dessinée, l’Art Invisible »
Du 14 avril au 20 septembre
Musée de l’Imprimerie et de la communication graphique
13 rue de la Poulaillerie
69002 LyonLire la suite »

Blankets – Craig Thompson

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J’avais déjà entendu parler de Blankets comme de l’un des meilleurs romans graphiques existants, alors autant dire que mes attentes étaient assez hautes, surtout après avoir récemment lu et aimé Habibi du même auteur.

Avant de passer au vif du sujet, petite interrogation sur la classification en roman graphique ou non. Je dois avouer n’avoir jamais bien saisi ce qui rend une bande dessinée « digne » du terme. D’après Wikipédia il s’agirait d’œuvres longues, plutôt sérieuses et ambitieuses, mais ça me parait un peu vague : je connais divers mangas, comics et BD complètement adultes et ambitieux mais qui ne sont jamais désignés en tant que roman graphique.
Sans vouloir être mauvaise langue (ou juste un petit peu), j’ai un peu l’impression que c’est un terme inventé par des critiques littéraires élitistes qui ne veulent pas dire qu’ils lisent de la BD. « Roman graphique », ça fait plus sérieux que les petits Mickeys.
Bref, appelons Blankets comme on veut, la vraie question c’est évidemment : est ce que c’est bien ?
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Je suis une fan girl

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Intérieur avec une jeune fille en train de lire, Peter Ilsted (1908)

Je vous retrouve aujourd’hui pour un questionnaire un peu atypique grâce à Ambroisie, qui m’a chargée de le compléter à la fin de ses propres réponses… mi mars. Mieux vaut tard que jamais, et si j’ai un peu galéré à répondre à certaines questions je me suis finalement bien amusée à chercher !


1) Si tu avais la possibilité de correspondre avec un auteur, lequel choisirais-tu ?

Goliarda Sapienza, sans aucune hésitation.
Je pense que mon admiration pour sa plume et sa personnalité commence à être plutôt claire. J’adorerai correspondre avec elle, lui raconter ma vie, obtenir de ses conseils, débattre de choses et d’autres, d’autant pour le moment je n’ai pas découvert d’autre auteur ou autrice avec qui je me sente autant en phase avec ses idées. J’ai hésité avec Simone de Beauvoir mais elle a un poil trop vieilli sur certains aspects, alors que Goliarda me paraît encore en avance sur son temps.
Et puis la cerise sur le gâteau c’est que lui écrire me permettrait d’avoir toujours de nouveaux textes à lire d’elle, parce que quand j’aurai terminé sa bibliographie je me retrouverais fort dépourvue.
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Les Perdants Magnifiques – Leonard Cohen

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Dur de parler d’un roman pareil, sans début ni fin, à la fois terrible et magnifique. Je ne me voyais pas garder la structure carrée de mes articles habituels pour l’aborder, c’eût été aller contre la nature profondément décousue de ce texte écrit par le chanteur et poète Leonard Cohen (celui qui a composé Hallelujah, So Long Marianne, Chelsea Hotel et plein d’autres belles choses que je vous encourage à découvrir si vous ne le connaissez pas déjà).
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3 livres pour la fête des mères

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Madre, Joaquin Sorolla (1895)

Aujourd’hui c’est la fête des mères et même si ses origines françaises sont peu glorieuses (cc pétain), je me suis dit que c’était tout de même l’occasion de présenter quelques romans sur des relations enfant-maman, en essayant au maximum de ne pas tomber dans cette glorification très chrétienne de la maternité.

Au programme, un roman jeunesse, un texte autobiographique et un manga jôsei.

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