Jolies Choses #5

Nous sommes à la moitié de juillet et j’ai l’impression de ne pas m’être posée cinq minutes depuis le début du mois. Très sympa pour faire des découvertes, un peu moins pour prendre le temps de les coucher par écrit !
Bref, entre deux voyages (rien de bien exotique ni très loin de mon périmètre lyonnais) voici mes coups-de-cœur non littéraires depuis mi-juin.

Diploid

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Encore un coffee-shop lyonnais !
Situé à deux pas de l’Hôtel de Ville et de l’Opéra, ce lieu ultra joli permet de prendre son petit déjeuner (j’ai testé les pancakes et mama mia qu’ils sont bons), son déjeuner (le plat du jour est ultra copieux et délicieux) ou de se poser pour un café, un thé ou une pâtisserie. Les prix sont un poil élevés mais les assiettes sont bien fournies et c’est de toute manière compliqué de trouver un meilleur rapport qualité-prix dans le quartier.
Le café est grand et son atout est sans hésiter sa petite cour intérieure très agréable et ombragée. Le service est en plus adorable, bref, une bonne surprise que je retiens !

Diploid
18 Rue de la Platière, 69001 Lyon
Ouvert tous les jours du matin à 19h
Compter entre 8 et 11 euros pour une formule petit déjeuner, entre 12,50 et 15,50 euros pour un menu à midi
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La Maison dans laquelle – Mariam Petrosyan

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J’ai vu pour la première fois La Maison dans laquelle sur l’étal d’une librairie et mon regard a été irrémédiablement attiré par ce roman (c’est les paillettes ça). Le titre est intriguant, tout comme la police d’écriture et le laconique

NE PAS FRAPPER
NE PAS ENTRER

qui saute aux yeux quand on retourne l’objet. Tout est soigné dans cette édition, de la première à la dernière page en passant par la tranche. Tout est bien trouvé, tout est parfait : je ne peux que féliciter Monsieur Toussaint Louverture pour la qualité de ses choix éditoriaux (qui m’avaient déjà impressionnés lors de ma lecture de Watership Down). Cette brique (950 pages tout de même) se soupèse, se découvre, se feuillette, et réserve son lot de surprise : quand je suis tombée sur une écriture manuscrite (et pas juste une police imitant une écriture manuscrite – il n’y a rien de pire que ça pour casser l’immersion à mon avis -, une vraie écriture manuscrite) au cœur du roman j’ai su qu’il fallait lire ce texte (d’autant que je n’avais toujours aucune idée de quoi il retournait).Lire la suite »

C’est le 1er, je balance tout ! #5

Ça y est, l’épisode de (très) grosse chaleur est passé, on peut se mettre à respirer et même à oser sortir dehors plus de dix minutes sans s’évaporer en combustion spontanée. Pour ma part ça tombe très bien puisque je suis partie il y a quelques jours en vacances chez des amies (eh oui, cet article est lâchement programmé depuis jeudi) : c’eût été dommage de passer nos journées à se morfondre devant le ventilateur.

J’en profite donc pour vous annoncer que dans les semaines à venir je serai moins présente pour lire et répondre à vos commentaires ! Je vais également réduire la fréquence des articles à un par semaine, sûrement pour un bon bout de temps (sans que ce soit une règle, si j’ai une inspiration folle je ne compte pas me censurer). J’essayais de rester à deux en moyenne par semaine depuis l’ouverture du blog parce qu’il y a beaucoup de sujets que je souhaite aborder, j’aime écrire, j’aime avoir vos avis… mais matériellement je ne lis pas, ni n’écris à la vitesse de la lumière. Je préfère prendre un peu plus mon temps pour pouvoir travailler à de longs articles et me remettre à lire de bons gros pavés : deux choses que j’ai un peu laissé de côté depuis le début du blog.

Bref, après cette petite note de service, passons aux choses sérieuses : le bilan du mois dernier, toujours inspiré par le blog de Lupiot, avec le Top et Flop des lectures, les découvertes sur la toile et mes accomplissements de juin !

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En juin j’ai lu 6 BD, 5 romans, 3 mangas et 3 comics

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Jean Doux et le mystère de la disquette molle – Philippe Valette

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C’est en librairie spécialisée BD que j’ai vu pour la première fois cet album un peu étrange, au titre intriguant et dont le travail éditorial est ultra soigné. Ça ne se voit pas sur la photos, mais l’objet est vraiment très beau, assez épais et avec le titre doré en relief… forcément, ça attire tout de suite l’œil. Je n’ai jamais lu Georges Clooney de l’auteur (j’avais lu quelques planches sur internet sans trouver ça incroyable) mais les avis enthousiastes du libraire ont terminé de me donner envie de découvrir Jean Doux et le mystère de la disquette molle à l’occasion.
Quand la bibliothèque pas loin de chez moi a ouvert ses portes et que je suis allée à l’ouverture, j’ai fait une razzia de nouveautés BD dont… celle là.

C’est parti pour l’aventure avec Jean Doux et ses acolytes !
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D’Eugène Onéguine à Songe à la Douceur

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Il y a quelques mois j’ai lu Eugène Onéguine,
roman russe d’Alexandre Pouchkine
en vers, même en tétramètres iambiques
(c’est Wikipédia qui le dit).
Sorti en 1832, il est considéré aujourd’hui
encore
comme un chef-d’œuvre poétique.

Il y a quelques semaines j’ai lu Songe à la Douceur,
roman français de Clémentine Beauvais
en vers libres.
Réécriture de la poésie de Pouchkine
en roman jeunesse
(c’est pas banal).

Est-ce que c’était une bonne idée ?
Est-ce que j’ai un préféré ?
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3 livres autour de la musique

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Ça y est, c’est l’été ! Le retour des pique niques au parc, des apéros et barbecue, des thés glacés, des soupes froides et grosses salades (et aussi des moustiques, des nuits à 28 degrés, de la crème indice 50 – bon j’avoue, même en hiver je sors pas sans -, des moustiques, de la canicule, des moustiques)…
C’est aussi la fête de la musique et je compte bien en profiter, et vous ? Histoire de marquer le coup même en restant chez soi, je vous propose quelques lectures entre pop, rock et punk, en accompagnant tout ça de musique, bien sûr.
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3 bandes-dessinées pour la fête des pères

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C’est aujourd’hui la fête des pères, l’occasion pour moi de vous présenter trois bandes-dessinées sur la paternité !
La couverture de l’article est une photo d’Alysia Abbott et de son père. J’ai déjà parlé de Fairyland ici donc je pouvais difficilement le replacer aussi tôt, mais cette autobiographie retraçant la relation entre l’autrice et son père est parfaite, émouvante, lumineuse et complètement adapté pour le thème.

Avant de passer dans le vif du sujet, petite interrogation. Quand j’ai écrit l’article pour la fête des mères j’ai trouvé une flopée de romans idéalisant la maternité ou présentant des mères monstrueuses, rarement des portraits réalistes d’une « simple » humaine. Je ne suis apparemment pas la seule à avoir tiqué puisqu’on m’a fait exactement la même remarque en commentaire. Dans beaucoup de textes (souvent écrits par des hommes d’ailleurs) la mère est objet du livre et non sujet. C’est une sainte, un monstre, rarement une personne.
Pour les pères eh bien… c’est un différent son de cloche. La majeure partie des livres que je connais sont écrit sur le père en tant que sujet, sa peur d’avoir des enfants, ses failles, ses erreurs, ses réflexions, bref c’est un humain qui a en plus le droit de se tromper. Je n’ai pour l’instant pas trouvé un équivalent à Le livre de ma mère ou La promesse de l’aube sur un auteur qui raconte son père en le sanctifiant presque. L’autre cas de figure c’est la paternité protectrice comme dans La Route de Cormac McCarty qu’on retrouve dans un certain nombre d’œuvres (le jeu vidéo The Last of Us par exemple, ou le récent film Logan) où le père doit protéger l’innocence des attaques extérieures et ouvre petit à petit son âme de grand bourru pour montrer que oui, il a un cœur. Là on est en effet plus dans l’archétype, mais c’est à nouveau l’évolution de l’homme au contact de l’enfant qui est mis en lumière et non pas le ressenti du fils/ de la fille face à la figure paternelle (et le père est bien le sujet de l’histoire).

Alors évidemment c’est une réflexion très empirique puisque je n’ai pas lu tous les livres sur le sujet au monde ! Je pense bien (et j’espère) que ce que j’ai pu constater est dû aux limites de mes connaissances et de la recherche sur les bases de données littéraires comme Babelio donc je fais appel à vous : avez–vous constaté la même chose ?
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Jolies Choses #4

Comme tous les mois maintenant je vous présente mes découvertes non littéraires, culturelles ou non, sans fil directeur. J’ai fait beaucoup de découvertes ces derniers temps et j’ai du me contenir car cet article commençait à devenir beaucoup trop long !
Côté série je me suis tâtée à vous parler tout de suite de The Handmaid’s Tale, l’adaptation de la Servante Ecarlate de Margaret Atwood. Finalement je pense plutôt relire le roman et faire un article plus approfondi de l’oeuvre littéraire et télévisuelle. En tout cas, à quelques épisodes de la fin, mon avis est dans l’ensemble très positif, n’hésitez pas à vous lancer (attention tout de même, c’est très violent).
Sur ce, passons aux choses sérieuses !

Exposition « Bande dessinée, l’Art Invisible »

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J’ai profité de la Nuit des Musées le vingt mai dernier pour aller au Musée de l’Imprimerie et de la Communication Graphique, que je visitais pour la première fois. La collection permanente est très sympa mais j’avoue que j’y allais principalement pour l’exposition temporaires sur la BD à travers l’oeuvre l’Art Invisible de Scott McCloud. Si vous ne connaissez pas, sachez que c’est un essai sur la bande dessinée sous forme de… bande dessinée, sorti en 1993, qui passe en revue les origines de la BD, sa définition et ses techniques.
Je l’avais lu il y a quelques années et c’est passionnant, donc autant dire que j’étais impatiente de découvrir l’exposition lyonnaise. Celle-ci reprend littéralement les pages de l’essai en l’illustrant copieusement par énormément d’œuvres du 9ème Art. Les références sont pertinentes et variées, et même si je n’ai pas appris grand chose de plus par rapport à ma lecture de l’essai j’ai passé un excellent moment.

Si vous n’avez pas lu l’Art Invisible l’exposition a de fortes chances de vous passionner et de vous faire réaliser beaucoup de choses sur la bande dessinée !
Si vous l’avez lu elle vaudra le coup également mais vous y passerez peut-être moins de temps.

Exposition « Bande Dessinée, l’Art Invisible »
Du 14 avril au 20 septembre
Musée de l’Imprimerie et de la communication graphique
13 rue de la Poulaillerie
69002 LyonLire la suite »

Blankets – Craig Thompson

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J’avais déjà entendu parler de Blankets comme de l’un des meilleurs romans graphiques existants, alors autant dire que mes attentes étaient assez hautes, surtout après avoir récemment lu et aimé Habibi du même auteur.

Avant de passer au vif du sujet, petite interrogation sur la classification en roman graphique ou non. Je dois avouer n’avoir jamais bien saisi ce qui rend une bande dessinée « digne » du terme. D’après Wikipédia il s’agirait d’œuvres longues, plutôt sérieuses et ambitieuses, mais ça me parait un peu vague : je connais divers mangas, comics et BD complètement adultes et ambitieux mais qui ne sont jamais désignés en tant que roman graphique.
Sans vouloir être mauvaise langue (ou juste un petit peu), j’ai un peu l’impression que c’est un terme inventé par des critiques littéraires élitistes qui ne veulent pas dire qu’ils lisent de la BD. « Roman graphique », ça fait plus sérieux que les petits Mickeys.
Bref, appelons Blankets comme on veut, la vraie question c’est évidemment : est ce que c’est bien ?
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Je suis une fan girl

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Intérieur avec une jeune fille en train de lire, Peter Ilsted (1908)

Je vous retrouve aujourd’hui pour un questionnaire un peu atypique grâce à Ambroisie, qui m’a chargée de le compléter à la fin de ses propres réponses… mi mars. Mieux vaut tard que jamais, et si j’ai un peu galéré à répondre à certaines questions je me suis finalement bien amusée à chercher !


1) Si tu avais la possibilité de correspondre avec un auteur, lequel choisirais-tu ?

Goliarda Sapienza, sans aucune hésitation.
Je pense que mon admiration pour sa plume et sa personnalité commence à être plutôt claire. J’adorerai correspondre avec elle, lui raconter ma vie, obtenir de ses conseils, débattre de choses et d’autres, d’autant pour le moment je n’ai pas découvert d’autre auteur ou autrice avec qui je me sente autant en phase avec ses idées. J’ai hésité avec Simone de Beauvoir mais elle a un poil trop vieilli sur certains aspects, alors que Goliarda me paraît encore en avance sur son temps.
Et puis la cerise sur le gâteau c’est que lui écrire me permettrait d’avoir toujours de nouveaux textes à lire d’elle, parce que quand j’aurai terminé sa bibliographie je me retrouverais fort dépourvue.
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